La Disparition à Damas: Vivre et survivre à l'ombre de la guerre
Deborah Campbell
Benoit Léger
juin 19
Tout a commencé en 2007. La journaliste Deborah Campbell se rend incognito à Damas pour enquêter sur l’exode des Irakiens qui fuient en Syrie depuis la chute Saddam Hussein. Elle y fait la connaissance d’Ahlam, une réfugiée irakienne qui travaille comme « fixeuse » auprès des médias occidentaux en quête de renseignements fiables et de contacts sur place. Ahlam a fui son village après avoir été kidnappée à l’époque où elle dirigeait un centre humanitaire; elle doit désormais faire vivre son mari et ses deux enfants en travaillant pour les journalistes étrangers, tout en essayant d’ouvrir une école de fortune pour les jeunes Irakiennes. Campbell est fascinée par le charisme de cette femme, leader de sa communauté à Damas, ainsi que par sa volonté d’agir dans des circonstances si désespérées. Ahlam, devenue son amie et sa guide, sera enlevée un matin, sous les yeux même de l’auteure qui passera des mois à remuer ciel et terre pour la retrouver, tout en craignant d’être la prochaine sur la liste.
La Disparition à Damas raconte l’histoire de deux femmes prises dans l’engrenage qui mènera au conflit actuel en Syrie, mais nous rappelle aussi le courage de ceux et celles qui risquent leur vie pour nous décrire ce qui se passe ailleurs.
La Disparition à Damas a remporté le Hilary Weston Writers’ Trust Prize ainsi que le Hubert Evans Prize, en plus de figurer parmi les choix du New York Times. Les textes de Deborah Campbell, portant sur l’Iran, la Syrie, l’Égypte, le Liban, Israël, la Palestine, le Mexique, Cuba ou la Russie, publiés dans sept langues et dans onze pays, ont entre autres paru dans Harper’s, The New York Times, The Economist, Foreign Policy, The Guardian, et New Scientist. Campbell enseigne à l’Université de Victoria. www.deborahcampbell.org
Traduit par Benoit Léger