Éloge de la faiblesse d’Alexandre Jollien, par Katerine Caron
Avoir été abandonné est ma première blessure, et maintenant, je m’abandonne à la vie avec tout ce qu’elle peut me donner. Alexandre Jollien.
Alexandre Jollien, par Raphael Borgeois

L’auteur et journaliste canadien David Gilmour a publié en 2007 The Film Club chez Thomas Allen Publisher. Une très bonne traduction française, signée Sophie Cardinal-Corriveau, a vu le jour chez Leméac Éditeur et depuis octobre 2011, L’école des films est disponible en format poche chez Bibliothèque québécoise (BQ). Une belle leçon de cinéma et de vie, à lire entre deux classiques cinématographiques ! Il n’est donc pas surprenant que ce livre ait remporté le GG (Prix littéraire du Gouverneur général) en 2007 dans la catégorie fiction.
« Quand son fils Jesse atteint l'adolescence, l'école semble lui être une telle torture que son père, David Gilmour, lui permet de ne plus y aller. C'est lui, l'ancien critique de cinéma, qui fera désormais son éducation en lui présentant trois films par semaine à la maison. » Le lecteur est ainsi catapulté dans l’univers de François Truffaut, de Woody Allen et de plusieurs autres grands réalisateurs. Tout comme le père et le fils, on ne voudrait pas manquer un rendez-vous de ce club qui fascine lecteur du début à la fin.
En renfermant ce livre, tout amoureux de cinéma souhaiterait avoir Gilmour comme père. L’auteur ne se contente pas d’énumérer les films regardés avec son fils. Il les décrit, les analyse et les raconte avec passion. L’amour du septième art n’est ici qu’un prétexte pour aborder la relation père-fils On retrouve dans ce livre un père qui tente d’aider son fils à traverser la période difficile de l’adolescence. On suit avec intérêt le fils, Jesse, vivre ses premières joies et peines amoureuses.
La lectrice cinéphile que je suis a été comblée par ce récit franc et généreux sur l’éducation et la transmission, par cette leçon de cinéma et de vie qui nous concerne tous. Le livre achevé, j’ai pris la résolution de découvrir ou de redécouvrir les films cités dans L’école des films. Pour les prochaines semaines, j’ai retenu : Apocalypse Now, A Streetcar Named Desire, 8 ½ et bien d’autres encore.
© Julie Groleau 2012

Julie Groleau travaille dans le domaine culturel depuis dix ans. Titulaire d’un baccalauréat en Film Studies à l’Université Concordia et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en gestion des organismes culturels au HEC, elle a su faire sa marque dans le domaine culturel. En littérature, elle a été responsable du Festival des enfants Metropolis bleu pendant trois ans. En cinéma, elle a produit plusieurs courts métrages, dont certains ont été diffusés à New York, en France et en Russie. Elle complète présentement sa maîtrise en management des entreprises culturelles au HEC en plus de travailler à son compte comme chargée de projet.
[Photo: Jean Bernier]
Avoir été abandonné est ma première blessure, et maintenant, je m’abandonne à la vie avec tout ce qu’elle peut me donner. Alexandre Jollien.
Alexandre Jollien, par Raphael Borgeois

La chanteuse capverdienne Cesaria Evora est décédée samedi 17 décembre 2011 au Cap-Vert. Nous rendons hommage à cette grande dame de la musique en reprenant un entretien réalisé à New York en 2006.

Interview réalisée par Frédéric Antoine Brosson et Annie Heminway

Moshe Sakal, auteur de Yolanda
Photo : Gerg Bal
Moshe Sakal et « l’homme minoritaire » en Israël : l’héritage qu’on n’a pas voulu transmettre.
La culture numérique n’est pas l’avenir, elle est le présent. Cela posé, quelles sont les conséquences culturelles des bouleversements technologiques qu’elle induit?
Une entrevue de Marie-Andrée Lamontagne.
