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Les lieux de passage
Essais sur le mouvement et la migration

Abou Farman

Date of Publication

2016-10-10

Price Print

18.95

ISBN Print

978-1-988130-20-0

Price eBook

8.95

Originaire d’Iran, Abou Farman arrive à Montréal dans les années 1990. C’est alors qu’il amorce son exploration de la migration. Au troisième étage du 59A Duluth, sur trois cent cinquante heures de bandes audio, il fixe la voix de plus de trente « Ali », réfugiés ou immigrants récemment arrivés eux aussi. Ces histoires inspirent à Farman une vaste méditation sur le mouvement des personnes, par laquelle il nous lance une invitation au voyage en compagnie d’étranges et éminents migrants, des hominidés bipèdes qui ont parcouru les terres de Laetoli en Tanzanie il y a plus de trois millions d’années au réfugié iranien resté dix-sept ans dans la salle de transit de l’aéroport Charles de Gaulle, de Xerxès Ier à Christophe Colomb, et de Don Quichotte à Godot.

Octobre 2016

Traduction par Marianne Champagne

Octobre 2016

ISBN : 978-1-988130-20-0
ePUB : 978-1-988130-27-9
PDF : 978-1-988130-28-6

Prix : 18,95 $
8.99 $ numérique

Bio

 

Abou Farman, auteur

Artiste et anthropologue canadien, Abou Farman est professeur à la New School for Social Research à New York. Né à Tehran, il a quitté l’Iran en 1979, avant d’atterrir au Canada en 1989. Il compte de nombreuses publications tant dans la sphère universitaire que dans la presse grand public, ses essais lui ayant valu d’être sélectionné à plusieurs reprises pour le Prix du magazine canadien ainsi que les Best Canadian Essays, et de recevoir par deux fois le prix de la Critique Arc. Son essai Clerks of the Passage, publié par Linda Leith Publishing en 2012, a été traduit par Marianne Champagne. Les lieux de passage paraît en 2016 chez Linda Leith Éditions.

Dans le cadre du duo artistique caraballo-farman, qu’il a formé avec sa regrettée compagne Leonor Caraballo, Abou a exposé dans plusieurs galeries, musées et autres lieux d’expression artistique du monde entier, notamment au Tate Modern de Londres, au ps1/moma de New York et à la Biennale de La Havane. Lauréat de nombreux prix et récompenses, il a reçu des bourses du Conseil des arts du Canada, de la New York Foundation for the Arts et de la Guggenheim Foundation. Dans le domaine cinématographique, il a entre autres produit le film Vegas: Based on a True Story du réalisateur iranien Amir Naderi, en compétition aux festivals de Venise et de Tribeca en 2008, en plus d’être producteur et coscénariste du long métrage narratif sorti en 2016 Icaros: A Vision, réalisé conjointement par Leonor Caraballo et Matteo Norzi.


Abou Farman
Photo: Connie Contreras


Marianne Champagne, traductrice

Marianne Champagne a grandi en France, recevant d’une mère galloise et d’un père français l’amour des livres et des mots. Enfant, elle passe ses étés chez sa grand-mère au pays de Galles. L’anglais est la langue de ces vacances heureuses. Elle retrouve aujourd’hui à Montréal ce mélange des deux langues de sa vie. Après avoir été longtemps libraire, elle obtient un diplôme de traductrice à l’Université de Montréal et traduit son premier livre en 2009, un ouvrage sur l’histoire du tiers monde pour l’éditeur montréalais Écosociété. D’autres essais suivront, des livres pour enfants, des romans historiques, des ouvrages de psychologie et de spiritualité. Elle a entre autres traduit des titres de David Homel, de David Suzuki et d’Hélène Desputeaux, la véritable créatrice de Caillou, avant d’avoir le doux plaisir de traduire Clerks of the Passage, d’Abou Farman.


Marianne Champagne
Photo: Marcel Bergeron

Reviews


Spirituel, satirique, instructif et profond. Farman est une voix contemporaine qui comprend avec finesse les différentes histoires du monde et leur entrelacement.
— Rawi Hage, auteur de Parfum de poussière

« On naît une première fois des entrailles de sa mère, une deuxième, du ventre d’un 747. » Abou Farman raconte l’histoire des migrants et de la migration avec l’audace formelle de celui qui l’a vécue et qui y a survécu — né lui-même une deuxième fois, pour ainsi dire. Ce ne sont pas là des histoires de migration qui sollicitent ou même qui suscitent la compassion. Non, ces histoires nous transportent sur un autre plan. Dans mes lectures des dernières années, personne ne s’approche davantage de Juan Goytisolo qu’Abou Farman, qui fait de la migration et de l’exil non pas une exception, mais une condition existentielle — de l’être, de l’existence elle-même, du passage comme présence. Troublant.—Hamid Damashi, New York

Excerpt


« Nous avons fui la guerre, la tyrannie et l’injustice économique. Nous avons subi la menace, la torture, l’emprisonnement, la déportation, la dépendance — souvent dans des pays censément à l’abri de la guerre et de la tyrannie, sans inégalités. Sur le chemin, il y a eu des passeurs, des soldats, de la drogue, et il y a eu la gentillesse de certains inconnus. Nous sommes arrivés, aussi. Nous avons atterri. Été naturalisés. Appris de nouveaux mots, de nouveaux trucs. Glané de nouveaux souvenirs. Reçu de nouveaux documents qui portaient nos noms d’autrefois. »  — Abou Farman