Écrire au temps du nationalisme

Une bibliographie de la fiction anglo-québécoise et des oeuvres citées paraît dans la version originale, Writing in the Time of Nationalism (Signature, 2010) ; elle est disponible (en anglais seulement) sur ce site.

Notable

< Appartenir à une minorité littéraire est-il un atout pour un écrivain? L’establishment littéraire de Toronto aurait-il des réflexes de colonisés par rapport aux écrivains anglo-québécois de Montréal qu’il ignore avec superbe, sauf s’ils sont publiés à Londres et à New York où ils reçoivent des prix ? En littérature, tout est-il politique ? Y compris le mot «bilingue», honni de certaines associations d'écrivains? À une certaine époque, le nationalisme aurait-il été la nouvelle religion des écrivains, tant au Québec qu’au Canada? Toutes ces questions et bien d’autres sur le sujet seront abordées à l’émission Parking nomade de mercredi 23 avril, alors que je reçois Linda Leith qui vient de publier un essai tout à fait passionnant et nécessaire : Écrire au temps du nationalisme (traduit de l’anglais par Alain Roy, Leméac Éditeur). Linda Leith a fondé le festival littéraire Métropolis Bleu, qui connaîtra sa 16e édition du 28 avril au 3 mai. Elle fait ici le portrait d’un milieu littéraire, l’anglo-québécois, qui, dans les années 1950, engendra des écrivains aussi importants que Mavis Gallant ou Mordecai Richler; puis connut une traversée du désert dans les années 1980-1990, avec la montée en puissance de la littérature québécoise, pour plusieurs associée à la seule langue française; avant de jouir maintenant d’un rayonnement international avec les Rawi Hage, Yann Martel, Heather O’Neill ou Anne Carson, pour ne nommer que ces écrivains qui écrivent en anglais à Montréal. Cela étant, affirmer l’existence d’une littérature anglo-montréalaise ne revient-il pas à «provincialiser» les écrivains concernés? Le sujet, on l’aura compris, est loin d’être épuisé. >

-- Marie-Andrée Lamontagne, à l’émission Parking nomade, à l’antenne de Radio Ville-Marie (FM 91,3 Montréal), mercredi 24 avril, à 13h30. 

Une bibliographie de la fiction anglo-québécoise et des oeuvres citées paraît dans la version originale, Writing in the Time of Nationalism (Signature, 2010) ; elle est disponible (en anglais seulement) sur ce site. 
 

Excellent article signé Daniel Lemay dans La Presse+, le 27 avril (dans le journal imprimé le 2 mai, 2014) :

< Reste que, depuis 15 ans, la littérature anglo-québécoise connaît une « renaissance » avec des auteurs comme Julie Keith, Ann Charney et Yann Martel qui a remporté en 2002 le prix Booker avec Life of Pi. Plus récemment sont apparus dans les pages littéraires les noms de Heather O’Neill, Neil Smith (Big Bang), Rawi Hage (Parfum de poussière, Carnaval) et Louise Penny, une résidante de Sutton dont le héros, enquêteur à la SQ connu mondialement, s’appelle Armand Gamache…

Tous, d’une certaine façon, sont redevables à Linda Leith, professeure, écrivaine, fondatrice d’associations et de festival, éditrice depuis peu mais depuis toujours militante « pour » plutôt que « contre », qui a rassemblé des écrivains « qui pressentent l’inévitable mutation que subira la société québécoise quand elle aura pleinement accepté son pluralisme ». >

 

Voir article dans Le Devoir, « Quand Montréal s'écrit en anglais », signé Michel Lapierre le 10 mai 2014. « En trouvant un accent à la création littéraire, Linda Leith a le talent de susciter des questions aussi complexes que fascinantes. »

Voir article dans l'Actualité du 1er mai, 2014.

 

Vous trouverez la bio de Linda Leith ici.

Vous trouverez ses autres livres ici.

"Peu importe l'avenir politique que choisira le Québec, la renaissance littéraire anglophone propose une vision plus inclusive de la littérature québécoise que celle qui existait. Ce faisant, elle propose aussi une vision plus inclusive de la société québécoise." -- Linda Leith, Écrire au temps du nationalisme (2014)

"Partout à Montréal, sur les campus, dans les galeries et musées, chez les musiciens et artistes de la scène, chez les écrivains et traducteurs, dans les publications culturelles parallèles, des Québécois de langue anglaise ont perdu intérêt aux querelles politiques des corps constitués et aux impasses ou se sont enfoncés leurs aînés. Ils ne sont pas souverainistes pour autant, cela n'a d'ailleurs aucune importance, mais ils vivent pleinement ici pour y rester, ils sont en prise sur l'ensemble des milieux de réflexion et de création, ils sont attachés au Québec tel qu'il est et surtout tel qu'il pourrait devenir s'ils y sentaient un rôle plus déterminant. Ce sont les milieux intellectuels et culturels qui, au cours des années quarante et cinquante, ont préparé la voie à la Révolution tranquille. Ce sont encore ceux qui, de façon souterraine et méconnue, dans les lieux peu fréquentés par les élites traditionnelles, devinent l'inévitable mutation de la société québécoise quand elle aura pleinement accepté son pluralisme. Plutôt de les rejeter, comme autrefois, il faut les amener à parler plus fort." -- Lise Bissonnette, Le Devoir (1996)

 

Reviews