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Patrick Froehlich, extrait d'Avant tout ne pas nuire

— On ne va pas s’encombrer d’une anesthésie pour un geste aussi simple. On peut s’en dispenser dans un quart des opérations chez le bébé.

J’acquiesce. Mon visage, derrière le masque chirurgical efficace pour absorber les vapeurs alcooliques résiduelles de la nuit, mime celui de l’enfant qui ne se taira donc pas tant que l’opération n’est pas terminée.

— S’il avait quatre ans, on ne dit pas, mais à six mois ou trois mois.

J’acquiesce à l’autorité que je désapprouve. Les animaux de laboratoire sur lesquels je m’entraîne à opérer sont mieux traités.
Je contrôle le bas de mon visage, le front au-dessus du masque reste plissé.

— Et il ne pourra pas rapporter à ses parents, affirme l’enseignant qui a connu la guerre à Lyon, qui y a vécu enfant, pendant que Klaus Barbie sévissait.

Plaidoyer pour un Salon littéraire

Membres du Comité de rédaction Felicia Mihali, Marie-Andrée Lamontagne et Annabelle Moreau en réunion au 
sujet du Salon littéraire, octobre 2011. [Photo: Linda Leith]

Lecteur qui entres dans ce salon littéraire, tu en auras la preuve, pourvu que tu veuilles t’y attarder et ouvrir les yeux. Ici, en ce lieu conçu comme autant de plateaux d’un théâtre à scènes multiples où elle se donne à voir, la part occultée de la littérature dans nos sociétés sera montrée dans tous ses états, et de même sa part manifeste. La littérature, oui, est partout. 



 

 

 

 

Le génie de la langue V, par Marie-Andrée Lamontagne

Le génie de la langue

Ou chronique de l’ignorance

Une chronique qui pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses, toutes nées de l’étonnement devant les ressources de la langue.

V. Pourquoi une «liseuse»?

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